Bulletin n°123-124-125
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Deux nouveaux bulletins du Cercle royal Art et Histoire de Gembloux (CRAHG) viennent de sortir de presse. Le n° 123 nous plonge au cœur de l'année 1925 avec deux articles de Pierre Aubry consacrés à un grave accident de chemin de fer en gare de Gembloux et à la victoire du Gembloutois Félix Sellier au Paris-Roubaix cycliste de cette année-là. Dans le double bulletin 124-125, le même auteur évoque le métier de rémouleur ainsi que l'histoire des sœurs de Notre-Dame à Gembloux. De son côté Hervé Legros dévoile les secrets de la terre verte de Lonzée.
On peut se procurer ces deux bulletins du CRAHG
au prix unitaire de 7 € (+ frais de port éventuels)
Tél. : 081/613301 ou info@crahg.be
C'est avec un peu de retard dû à des changements au sein de
l'équipe de rédaction et à la recherche d'un nouvel imprimeur que le Cercle
royal Art et Histoire de Gembloux (CRAHG) vient de publier simultanément deux
nouveaux bulletins.
Le bulletin 123 Pierre Aubry nous ramène dans le Gembloux de
l'année 1925.
Dans la nuit du 9 au 10 mars de cette année-là, un grave accident
de chemin de fer s'est produit dans la gare. Il vient de passer la gare de
Chapelle-Dieu et s'engage lentement sur le faisceau des aiguillages d'entrée de
la station. Il est pris en écharpe par un « direct marchandises »
chargé de rails et d'engrais chimiques venant d'Arlon par la ligne 161-162 et à
destination de Bruxelles. Le choc est terrible. Sa locomotive explose. Les
wagons sont réduits en miettes et montent : les uns sur les autres. Dans
l'amas de débris se trouve le cadavre d'un agent serre-freins Pierre Theseman,
d'Arlon.
Dans le même numéro, Pierre Aubry retrace aussi le Paris-Roubaix
du 12 avril 1925 gagné par le Gembloutois Félix Sellier. C'était la première
fois qu'un Wallon reportait cette grande classique cycliste. A l'issue d'une
épreuve, que certains commentateurs de l'époque ont qualifié de
« monotone », Sellier bat au sprint les favoris de deux longueurs et
s'effondre à l'arrivée. Cent ans plus tard, cet exploit a été commémoré par le
CRAHG, le Royal Vélo Club de Gembloux et les Amis de Paris-Roubaix. Une plaque
a été placés sur la tombe de l'ancien champion de Belgique au cimetière de
Gemblmoux et un pavé d'honneur de 15 kilos a été remis au cercle pour le musée
local.
Dans le double bulletin 124-125, Pierre Aubry revient sur la
longue histoire des Sœurs de Notre-Dame dans la cité des couteliers. En octobre
1813, quatre religieuses de cet ordre y
viennent, à la demande de la Ville, pour dispenser l'enseignement aux filles et
aux pauvres et pour y créer un pensionnat pour demoiselles. Elles occuperont
d'abord des locaux vétustes de l'hôpital. L'année suivante, elles déménageront
dans l'ancienne abbaye où elles occuperont le quartier des moines jusqu'aux
environs de 1860. Elles entament alors la construction du grand bâtiment qui
existe encore à la place Saint-Guibert. Les travaux durent deux ans pendant
lesquels elles seront hébergées par le comte de Romrée, dans son château de Vichenet. Devenue
l'Institut Notre-Dame, l'école fusionnera avec l'Institut Saint-Guibert des
frères des écoles chrétiennes pour devenir, en 1996, le collège Saint-Guibert.
Dans ce même numéro, Hervé Legros dévoile les secrets de la terre
verte de Lonzée. C'est le nom commun de la glauconie. Une argile utilisée
notamment en céramique comme pigment ou encore en agriculture comme engrais.
Pendant le 19e siècle et jusqu'en 1914, on en a extrait de grandes quantités à
Lonzée, sur la rive droite de l'Arton. Plusieurs producteurs se partageaient le
marché, entre autres les Debled, Dricot, Rucquoy, Baudinne et Constant. Ils
envoyaient leur production par la gare de Lonzée qui, à l'époque, avait encore
une cour à marchandises.