Bulletin n°126
Actualités
Le dernier bulletin du Cercle royal
Art et Histoire
Dans le bulletin 126 du
Cercle royal Art et Histoire de Gembloux qui vient de sortir de presse, Hervé
Legros se penche sur le sort des soldats tués lors de la bataille qui opposa
les Français et les Allemands à Gembloux en mai 1940.
On peut se procurer ce bulletin du CRAHG
au prix unitaire de 7 € (+ frais de port éventuels)
Tél. : 0499/17.36.43 ou info@crahg.be
Des violents combats se
sont déroulés dans notre région de Gembloux les 13,1 4 et 15 mai 1940. De
nombreux soldats français et allemands y ont perdu la vie. Mais que sont
devenus les corps de tout ces combattants aux lendemains de la
bataille ?
Plusieurs cimetières,
parfois temporaires, ont été créés dans les jours qui ont suivi.
Ainsi, un cimetière
allemand a existé à Thorembais-Saint-Trond au soir des rudes combats. Il
regroupait les tombes des soldats, sous-officiers et officiers tombés lors de
la bataille de Gembloux ainsi qu’une partie de ceux tombés lors des combats de
la Meuse, dans la région de Profondeville. Ce lieu se trouvait à la pointe
sud-ouest du Bois de Buis, à la limite avec Sauvenière. Il sera désaffecté en
1946 et les corps des soldats allemands transférés au cimetière allemand de
Lommel (Limbourg).
Du côté français, les
soldats tués ont d’abord été enterrés directement sur les lieux des combats. Il
n’était pas rare que des agriculteurs découvrent des soldats tués dans leurs
champs bien longtemps après les combats. Les corps des militaires français et marocains
ont été aussi enterrés dans les cimetières locaux. En 1949-1950, la France a
décidé que les familles qui le souhaitaient pouvaient faire rapatrier leurs
défunts. En 1969, une nécropole nationale française été créée à Chastre, rue
des Quinze Bonniers où la France avait acheté un terrain.
Au travers d’un article
abondement illustré de photographies et documents d’époque, Hervé Legros nous
transporte plus de 80 ans en arrière et rend hommage aux soldats des deux camps
tombés dans nos campagnes.